Vivre de petites conversations.
Imaginez une personne qui s'accroche au sujet de la météo pendant une demi-heure comme si la pluie annonçait déterminer le sort de l'humanité.
Cela peut sembler banal, presque inoffensif, mais c'est précisément ce genre de bavardage qui révèle plus qu'on ne le pense.
On appelle ça le small talk, cette petite monnaie sociale censée faire tourner la machine des relations, comme un lubrifiant qui empêche les silences de grincer, mais qui peut vite devenir étouffant.
Pour beaucoup, parler du temps du dernier match de foot ou du week-end sert à respecter les convenances.
Mais là où certains se contentent de ces formules, d'autres y construisent toute leur vie sociale.
Imaginez au bureau, des collègues se croisent tous les matins, répètent inlassablement le même rituel, alors il pleut encore, ou terrible cela dit, hein ?
Et jamais cela ne dépasse cette surface.
À la longue, cela sonne comme une boucle infinie de copiés-collés verbales.
Les études montrent que ce refuge constant dans les banalités n'est pas neutre.